COVID-19 ET EMPLOI ... COMMENT CA SE PASSE A L'INTERNATIONAL ?

COVID-19 : LA PIRE CRISE APRÈS LA SECONDE GUERRE ?

Comme beaucoup le savent désormais, le coronavirus est une maladie virale qui peut entrainer de sévères lésions dans les poumons humains. Les symptômes généralement constatés sont : la fièvre, la toux ainsi que de problèmes respiratoires. Ici pas de discrimination, le virus touche toutes les tranches d’âges, de catégorie sociale ou encore de couleur de peau. Malheureusement, avant le 31 décembre 2019 personne ne s’attendait à ce que cette maladie, originaire du Wuhan en Chine, devienne l’un des fléaux les plus graves qu’aller connaitre le monde sur un plan sanitaire. Bien que le monde se soit adapté tant socialement qu’économiquement, il n’en reste pas moins que la crise du COVID-19 est toujours à l’œuvre et source d’une angoisse au sein de la plupart des institutions.

Les médecins, infirmières, et plus généralement le corps médical dans son ensemble fait de son mieux pour endiguer cette crise le plus tôt et le plus intelligemment possible. C’est pour cette raison qu’on voit aujourd’hui une course au vaccin menée par les Big Pharma mondiales aux US, en Chine, en Angleterre et même en Allemagne, avec des noms sur le devant de la seine comme Pfizer, Moderna, J&J, Sinovac … L’objectif principal étant de trouver un remède à un ennemi invisible.

Malgré tous ces efforts, la crise du COVID-19 se caractérise aujourd’hui par une chute drastique de l’économie mondiale comme le montre le graphique ce graphique :

  • CAC40 : indice boursier français
  • SPX500 : indice boursier américain
  • NIKKEI 225 : indice boursier japonais

Selon le rapport de l’Organisation mondiale du Travail (ILO), près de 2.7 milliards de travailleurs ont été affectés, d’une façon ou d’une autre, par la crise du COVID-19. Ce qui représente près de 81% de la population mondiale de travailleurs. Aux États-Unis, plus de 30 millions de personnes ont perdu leur emploi et pas moins de 1,7 million au Japon par exemple. L’Oxfam a d’ailleurs demandé aux gouvernements de pays développé de suspendre le paiement des emprunts d’État pour les pays les plus vulnérables et les plus durement touchés par la crise.

UNE CRISE DE L’EMPLOI DEVENUE MONDIALE

Toutes ou presque toutes les grandes économies mondiales se sont vu imposer un confinement plus ou moins drastique selon les cas.  Néanmoins, tout le monde n’a pas été affecté de la même manière. La plupart de ceux qui peuvent travailler de la maison et ne nécessitant pas d’interaction physique (fournisseurs, clients …) ont pu conserver leur emploi et donc leur salaire. À l’inverse, ceux dont les emplois sont en liens direct avec le public comme la restauration, les magasins, les transports publics, les aéroports ont été les principales victimes de cette crise sanitaire mondiale.

Le secteur médical incluant médecins, infirmières … croulent désormais sous l’afflux de nouveaux patients dans les hôpitaux en mettant parfois en péril leur propre sécurité, voir leur vie : « Covid-19 : le décompte des médecins libéraux décédés a commencé »

Cette diminution de l’offre d’emploi s’accompagne en parallèle d’une diminution des heures travaillées dans beaucoup de secteurs. L’Organisation mondiale du Travail estime d’abord qu’au niveau mondial cette baisse serait de 6.7% avant juillet 2020, soit un équivalent de 195 millions de personnes à temps plein en moins. La baisse des heures travaillées a bien évidemment été constatée dans les secteurs les plus à risque, c’est-à-dire :

  • la restauration
  • le commerce
  • ou encore l’hôtellerie par exemple.

L’ensemble des cette situation augmente le risque de précarité pour bon nombre de travailleurs ne trouvant pas d’autre alternative face à une offre d’emploi réduite drastiquement. Il n’y a pas vraiment une économie, un pays qui a été épargné par cette pandémie ou ses effets. Les conséquences se font et se feront sentir dans les prochains mois par pays en fonction de l’attitude et des mesures qu’auront pris les économies vis-à-vis de cette crise devenue l’une des plus importantes depuis la Seconde Guerre mondiale.

LES SECTEURS LES PLUS à RISQUE

Basé sur des données chiffrées et non juste une intuition, ce tableau permet de voir concrètement les tendances économiques en matiére d’emploi. Il indique les secteurs les plus à risque et qui souffrent le plus de ce changement de paradigme économique. L’industrie de l’hôtellerie, de la manufacture, du commerce, mais aussi l’immobilier. Ces secteurs sont caractérisés par des emplois en grande majorité à bas revenus, ne nécessitant pas de compétences ou d’études supérieures. Ce sont principalement ces emplois qui souffriront le plus à l’avenir et ils concernent prés de 1,25 milliard de travailleurs soit prés de 38% des travailleurs au niveau mondial.
Sami Guern
Fondateur de Postule Pour Me

COVID : SECTEUR DE LA SANTÉ

On estime à 136 millions de personnes rattachés de prés ou de loin au secteur de la santé dans le monde. Ceci inclut les médecins, les sages-femmes, les infirmières ainsi que tous les métiers annexes gravitant autour de ce noyau. Les personnes travaillant par exemple dans les services de nettoyage ou de blanchisserie des hôpitaux sont parmi les personnes les plus à risque. 70% des personnes travaillant dans le secteur de la santé sont des femmes.

COVID : HÔTELLERIE ET RESTAURATION

Représentant prés de 144 millions de personnes au niveau mondial, les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration sont parmi les plus durement touchés par cette crise de COVID-19. Directement affectés par les mesures de confinement/isolement de chaque pays, ces secteurs font face à une diminution drastique des réservations entrainant automatiquement une diminution des besoins en termes de personnels. Aux USA seulement par exemple, le secteur emploie près de 4 millions de personnes. Au niveau mondial, l’hôtellerie et la restauration emploient pour moitié des femmes.

COVID : INDUSTRIE

Même si des mesures d’hygiène ont été prises pour endiguer l’évolution de cette pandémie, le secteur de l’industrie et notamment de la construction a été durement touché au moins au début de la crise avec des travailleurs dans l’impossibilité de se rendre sur leurs chantiers dans de bonnes conditions. Le secteur emploie plus de 463 millions de travailleurs. Bon nombre de chaines de distribution ont été fermées au moins temporairement, des commandes annulées, dans chantiers suspendus, des réseaux de boutiques fermées … On constate néanmoins une reprise d’activité à la fin de l’été notamment en France avec des mesures d’hygiène adaptées.

COVID : TRANSPORT & COMMUNICATION

Ces secteurs emploient près de 204 millions de personnes à travers le monde. On parle ici des membres d’équipages, des pilotes, des services postaux, des services de livraison, mais aussi des personnes en amont travaillant dans les chaines de distribution permettant les livraisons. Bien que beaucoup de travailleurs aient été impactés négativement par cette crise notamment à cause de la diminution du trafic aérien, on a aussi vu en parallèle un essor des livraisons accentuées par le fait que les personnes conteraient de rester chez elles, commander généralement plus par exemple via Amazon.

COVID : AGRICULTURE

L’impact du coronavirus sur l’emploi du secteur ne s’est pas fait autant ressentir que sur l’ensemble des autres secteurs, notamment pour les pays développés où l’agriculture représente généralement une part importante du PIB nationale. Le risque lié à ce secteur vient principalement des mesures de confinement imposées par les pays qui diffèrent d’un pays à l’autre et qui compliquent souvent les livraisons transfrontalières. Les travailleurs seront très probablement impactés dans les mois à venir compte tenu de l’inertie que peuvent avoir certaines mesures.

COMPARAISON GÉOGRAPHIQUE DU CHÔMAGE DÛ AU COVID-19

Si l’on regarde d’un point de vue géographique, on constate de grosses disparités des emplois à risque à cause du COVID-19. En Afrique par exemple, on estime que prés de 27% des emplois sont exposés de prés ou de loin aux conséquences du coronavirus. Aux États-Unis, cette proportion s’élève à plus de 43% ! Les pays d’Afrique sont parmi les moins touchés sur le plan de la mortalité par le coronavirus. On constate néanmoins que le virus se répand plus facilement et plus rapidement dans les pays en développement du simple fait d’un manque d’information ou encore des infrastructures peu adaptées, notamment dans les régions les plus denses géographiquement. La crise du COVID-19 pourrait avoir de plus, pour conséquence d’accentuer les inégalités déjà existantes notamment en ce qui concerne la rémunération des employés à compétences peu développées ou encore l’accès au système de santé.

Selon un rapport de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique) publié en juin 2020, le chômage aurait augmenté de 2.9% entre Mars et Avril pour atteindre les 8.4% alors que nous étions à 5.5% en Mars. Il s’agit là de l’impact clairement visible des décisions prises par les gouvernements mondiaux. Les États-Unis sont d’ailleurs en majeure partie responsables de cette augmentation du taux de chômage parce qu’ils comptent à eux seuls une augmentation de 15.9 millions de personnes sans emploi directement ou indirectement lié au coronavirus.

+2.6%

+3.3%

Lorsque l’on regarde les différences entre les tranches d’âges, les 15-24 ont été les plus durement affectés par le coronavirus au niveau mondial. Cette catégorie a vu son taux de chômage grimpé de 5.5% pour atteindre 17.6% contre 2.7% d’augmentation pour la tranche d’âge au-dessus de 25 ans.

ZONE EURO

En zone euro, suite à la pandémie de COVID-19, le chômage à atteint 7.3% contre 7.1% en Mars

JAPON

Au Japon il à atteint 2.6% contre 2.5% en Mars

CANADA

au Canada il est passé de 7.8% à 13%

COLOMBIE

Il a atteint 19.9% en Colombie contre 12.2% en Mars

USA

Aux États-Unis il a atteint 14.7% contre 4.4% en Mars, le plus haut niveau jamais atteint depuis 1948 !

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